The Library

Jonathan Edelhuber
23.02.21 – 26.03.21

We are pleased to announce Jonathan Edelhuber’s (1984, Arkansas) first solo exhibition at the gallery.

His appropriation work takes shape through two main mediums which are sculpture (wood) and painting (oil, acrylic, charcoal...), to recontextualize a visual universe ranging from modernists to more contemporary references.

The text has a very important place in his compositions - for its aesthetic qualities on the one hand (he is a trained graphic designer) - but, in the same way as images and becoming an image itself, it serves above all his quoting technique.
In the series of stacks of art books, one can see how he plays with both the aesthetic juxtaposition of various types of texts, but also with the «stacking» effect of the great classics of art history - names and works combined.

Jonathan Edelhuber qualifies the works in this series of Still Lives, thus emphasizing the operation of assemblage or juxtaposition that he achieves with artistic references, as he would with fruits or symbolic objects.
Perfectly illustrating the idea that nothing is created but everything is transformed, Edelhuber’s figures seem to emerge cleanly from the pile of books, like a kind of mutant born from this stack of influences.

The 3D compositions also play with the aesthetic codes of ornamentation. By their small size, the game of quotations, and the iconic dimension of the reproduced figures, Edelhuber’s sculptures could also refer to the Museum’s memory. It is then that everything that distances them from it appears more strikingly: the handcrafting and the rough finishing that give a glimpse of the process and the gesture (both physical and conceptual) of the artist, as well as the carnal aura of these Still Lives, emanating from their uniqueness, their troubling presence and their totemic dimension.

Nous avons le plaisir de présenter la première exposition personnelle à la galerie de l’artiste Jonathan Edelhuber (1984, Arkansas).

Son travail d’appropriation prend forme à travers deux mediums principaux qui sont la sculpture (bois) et la peinture (huile, acrylique, charbon...), pour recontextualiser un univers visuel allant des modernistes à des références plus contemporaines.

Le texte a une place très importante dans ses compositions - pour ses qualités esthétiques d’une part (il est graphiste de formation) - mais, au même titre que les images et devenant image lui-même, il sert avant tout sa technique de la citation.
Dans la série des piles de livres d’art, on peut voir comme il joue à la fois de la juxtaposition esthétique des différents types de textes, mais aussi de l’effet « d’empilement » des grands classiques de l’histoire de l’art - noms et oeuvres confondus.

Jonathan Edelhuber qualifie les oeuvres de cette série de Natures Mortes, soulignant ainsi l’opération d’assemblage ou de juxtaposition qu’il réalise avec les références artistiques, comme il le ferait avec des fruits ou des objets symboliques.
Illustrant parfaitement l’idée que rien ne se crée mais tout se transforme, les figures d’Edelhuber semblent proprement jaillir de la pile de livres, comme des sortes de mutants nés de cet empilement d’influences.

Les compositions 3D jouent aussi avec les codes esthétiques de l’ornementation. Par leur petite taille, le jeu de citations ainsi que la dimension iconique des figures reproduites, les sculptures d’Edelhuber pourraient aussi faire référence au souvenir de Musée. C’est alors que tout ce qui les en éloigne apparait de façon plus prégnante : la facture et la finition brute qui laissent entrevoir le processus et le geste (tant physique que conceptuel) de l’artiste, ainsi que l’aura charnelle de ces natures mortes, émanant de leur unicité, de leur troublante présence et de leur dimension totémique.